La Crête des Trois Dents en traversée (Pilat)

Sous un magnifique soleil, 11 marcheurs adhérents à la MJC du 7ème arrondissement de Lyon ont traversé « sur le fil de l’arête » cette belle crête du massif du Pilat, qui surplombe la vallée du Rhône et fait face aux cimes enneigées des Alpes.

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Au départ du Col de l’Oeillon, et une fois réglés quelques problèmes de semelles de chaussures, nous avons suivi un sentier d’abord bien tracé puis plus étroit en direction des Trois Dents. Une fois sur la crête, l’itinéraire consiste à franchir de petits ressauts rocheux où il faut mettre les mains. Bien que la traversée ne soit pas très engagée, elle nécessite tout de même de l’attention. C’est ainsi que de bosse en bosse, de rocher en rocher, nous avons atteint la dernière dent sur laquelle nous avons fait une bonne pause face au panorama (Mont Blanc inclus !).  Après une dernière descente dans la forêt, une rude remontée nous attendait pour revenir vers le Col de l’Oeillon.

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Dans une belle lumière dorée de fin d’après-midi, nous avons retrouvé les voitures, bien contents de cette demi-journée dans le Pilat. Bravo au groupe pour le crapahutage !

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Une journée en Belledonne : les Grands Moulins par l’arête ouest

Des crêtes dominant l’ancienne station de Val Pelouse (Arvillard, Savoie), le sommet des Grands Moulins ressemble à une gigantesque pyramide faite de rochers et de pelouses de plus en plus rares en s’approchant du haut de la montagne. D’altitude relativement modeste (2495 m), ce pic a pourtant des allures de montagne plus élevée. Ce 2 octobre 2016, c’est là-haut qu’un groupe de quatre courageux randonneurs s’est hissé par un itinéraire des plus directs : l’arête ouest.

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Après une mise en jambe (déjà sportive) dans les alpages, sur un bon sentier, c’est une petite trace à peine visible qu’il faut prendre à partir du Col de la Perrière et qui se faufile à travers les myrtilliers rougeoyants, les rhododendrons et les blocs de granite. La trace se redresse fortement et se fraye un passage dans de petits couloirs où il faut parfois mettre les mains. De cairn en cairn, de ressaut en ressaut, on finit par atteindre un petit replat herbeux et un peu improbable, où le groupe a pu se reposer.

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La suite est plus facile mais la pente reste soutenue. Surtout, l’ambiance est grandiose sur notre arête que le vent et les nuages viennent de plus en plus souvent envelopper. Après encore une bonne heure d’effort, le sommet se montre enfin, entre soleil et brouillard, tantôt venté, tantôt dans un calme irréel… Après la photo d’usage, un pique-nique bienvenu est sorti du sac.

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Une fois restauré, il est temps de redescendre par le sentier « normal » des Grands Moulins : rocailleux mais beaucoup plus facile que celui de la montée, il permet au groupe de rejoindre le petit refuge (non gardé mais fort bien entretenu) de la Perrière, environ 600 mètres de dénivelé plus bas. Le brouillard nous enveloppe de plus en plus souvent, toujours poussé par un vent assez turbulent. Dans le refuge, la pause s’impose devant un petit feu de cheminée (il faut dire qu’il y avait encore des braises rougeoyantes dans l’âtre…).

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Une heure plus tard, nous étions arrivés aux voitures. Alpages, rochers, soleil, brouillard et vent, cimes hardies et découpées… voilà une belle journée en Belledonne, avec un groupe bien sympathique et motivé. Félicitations !