Quelques questions sur le bivouac

IMG_6742C’est quoi un bivouac ? 

C’est le fait de dormir dehors, éventuellement sous une toile de tente et pas dans un abri en dur (même non gardé). Contrairement au camping, le bivouac est une installation temporaire, normalement de la fin d’après-midi au début de la matinée suivante.

Ce n’est pas un danger pour la nature et l’environnement ? 

Ca l’est si ce n’est pas fait dans les règles : monter son campement dès le milieu de l’après-midi et faire la grasse matinée ensuite, laisser des déchet et faire du feu n’importe comment, faire du bruit jusque tard dans la soirée… La surfréquentation de certains spots est aussi un problème, même si les bivouaqueurs sont globalement respectueux. C’est pour cela que je veille toujours à ce que mes bivouacs, seul ou avec clients, soient de véritables immersions : l’idée est de trouver sa juste place, ni plus, ni moins !

Y a-t-il une réglementation particulière pour le bivouac en montagne ? 

En général, bivouaquer en montagne est toléré, mais il faut avoir en tête que la plupart du temps, on est dans des propriétés privées : donc, le respect des lieux avant tout ! Après, et cela devient de plus en plus fréquent, il peut y avoir des réglementations locales, par exemple dans des parcs nationaux, naturels régionaux, ou des réserves naturelles. Ces réglementations peuvent aller de quelques recommandations de bon sens à l’interdiction pure et simple, avec risque d’amende. C’est pourquoi, il est essentiel d’être au courant de ces règles locales, en général faites pour préserver des environnements fragiles, mais parfois aussi pour des raisons plus lucratives et privées.

C’est quoi un bivouac réussi ? 

Pour moi, c’est d’abord dans un lieu un minimum confortable et avec une belle vue. J’avoue être sensible à ce dernier point, même si ce n’est pas toujours possible et même s’il peut faire mauvais.
Ensuite, c’est quand on su à la fois aménager son lieu de vie éphémère, et en partir sans qu’il ne reste de traces durablement visibles de sa venue. Si la nature nous accueille en quelque sorte, on doit la rendre dans l’état où on l’a trouvée. C’est ça, justement, trouver sa juste place.
Et puis, c’est avoir un matériel adapté : non seulement aux conditions normales d’une nuit en altitude, mais aussi à l’attitude que l’on doit avoir dans ce genre d’environnement (pas d’enceintes, par exemple, envoyant de la musique à fond, pas de tente de camping trop volumineuse et de toute façon très lourde à transporter, etc.).

Quand tu organises un bivouac avec des clients, quelles sont tes priorités ?

Déjà, que les clients soient contents et que les règles de sécurité de base aient été respectées.
Ensuite, que le lieu soit emblématique du massif où on se trouve, que ce soit par la vue, la végétation, l’histoire locale, ou autre.
Que le lieu de bivouac ne soit pas surfréquenté et pas trop près d’un accès routier par exemple.
Enfin, que mes clients soient correctement équipés et aient l’attitude adéquate pour ce genre d’expérience. Mon rôle est justement de les conseiller et de les sensibiliser si besoin. C’est aussi pour cela que je ne pars pas avec de gros groupes.

Pourquoi faut-il un Accompagnateur en montagne (AEM) pour une rando bivouac ? 

Il ne faut pas forcément un AEM pour cela ! Cependant, pas mal de gens que j’ai pu croiser et à qui j’ai parlé du bivouac m’ont dit qu’ils adoreraient faire cela, mais qu’ils n’osent pas : pas le matériel nécessaire, peur de se perdre, peur d’avoir froid, etc. Mon rôle est donc de les conseiller et de les guider sur place, afin de les rassurer et, j’espère, de les rendre plus autonomes. Et puis en montagne, j’ai tellement de choses à leur montrer… s’ils sont d’accord bien sûr !

Faire du bivouac, c’est forcément un sac lourd ?

C’est sûr que le sac est plus lourd que si on dort en refuge, avec pension complète ! Mais quand on est plusieurs, on peut se répartir des affaires (tente et nourriture par exemple). En plus, le commerce outdoor propose maintenant pas mal de matériel assez léger, fonctionnel et pas trop onéreux. Et enfin, les sacs à dos de randonnée sont conçus pour bien répartir la charge sur différents endroits du corps, ce qui évite les douleurs et les risques d’usure prématurée des articulations des genoux notamment. Marcher avec des bâtons est aussi une bonne idée, surtout en descente.

Le bivouac, ce n’est que l’été ? 

Pas du tout ! Même aux intersaisons et en hiver, on peut bivouaquer. Dans la neige, il n’y a même pas besoin de tente : l’igloo est ce qu’il y a de mieux, et on n’a normalement pas froid dedans ! Pour en savoir plus, vous pouvez allez voir ici.

Bivouac un jour, bivouac toujours !

Bivouaquer en montagne, moyennant un minimum d’équipement et de préparation, peut se faire en toute saison. La preuve en images !

Accompagnateur en montagne, je peux vous emmener votre cette belle aventure, entre amis, en famille ou en club !
Pour l’hiver, une découverte à la journée est possible.

Plus d’infos ? Rendez-vous ici !

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Un été déjà riche en randos made in Sentiers d’en-Haut !

Rando made in Sentiers d’en-Haut ??

Une bonne dose d’itinéraire hors des sentiers battus, une bonne ration de paysages exceptionnels (sauf nuages, bien entendu), une pincée plus ou moins fournie selon les cas de dépassement de soi (mais dans un cadre convivial et bienveillant), quelques zestes d’explications sur l’environnement, de la bonne humeur autant qu’il en faut, le tout pour un groupe pas trop nombreux dans les Alpes du nord.

En tant qu’AEM (Accompagnateur en montagne), j’aime partager avec mes clients des treks ou sorties à la journée qui ne soient pas de la « montagne consommation » ou de la promenade sur des sentiers ultra fréquentés. Alors si cette approche vous intéresse aussi, mais que vous souhaitez bénéficier de l’aide et des apports d’un guide, on prend contact pour construire votre aventure !

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Quand une rando tranquille prend un peu de piquant

20260620_112518Sentiers d’en-Haut est allé accompagner un petit groupe de la MJC Jean Macé dans la Chaîne de l’Epine, chaînon jurassien côtoyant les premières pentes des Préalpes, entre le Lac du Bourget et celui d’Aiguebelette.

A première vue, notre rando n’avait rien de bien extrême : presque tout le temps en forêt, des altitudes comprises entre 900 et 1450 m, des versants aux pentes assez modestes, des sentiers et chemins tous bien tracés.

Mais pourtant, un passage franchissant une courte barre rocheuse équipé d’échelles a quelque peu pimenté cette escapade, et je tenais à ce que mes clients passent par là. Tout à coup, le rôle de l’AEM prend du sens face à des randonneurs peu habitués à ce genre de fantaisie : repérer celles ou ceux qui appréhendent et les rassurer, les faire monter en étant en parade juste en-dessous d’eux, confier à ceux qui sont à l’aise d’autres membres du groupe et surveiller tout ce beau monde… et une fois passé les échelles, constater que tout le monde est heureux d’avoir surmonté son appréhension, ou d’avoir aidé tel ou telle à grimper lesdits barreaux sans encombre.

Comme quoi, même dans une sortie qui pourrait paraître sans problème pour un marcheur aguerri, il y a toujours une place pour quelques minutes d’aventure humaine. Et comme l’a souligné une cliente à une autre, « la peur nous empêche de réaliser plein de choses ».

A propos de réaliser plein de choses, si c’était le bivouac et la montagne hors traces, hors des sentiers battus, en immersion dans le milieu naturel ? Chiche !

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Comment programmer une rando ?

Vous aimez l’état d’esprit et l’approche de la montagne de Sentiers d’en-Haut, et vous aimeriez programmer une sortie à la journée ou sur plusieurs jours ?

Sortie tranquille en famille, entre amis, ou trek immersif au coeur d’un massif, il y a de la place pour toutes sortes d’idées !

En résumé, je ne propose pas de programme défini des mois à l’avance . Je préfère partir de vos idées, et vous proposer les solutions les plus adaptées à votre demande. Pour en savoir plus : cliquez par là !

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Arvi l’hiver 2026 !

Et voilà un hiver qui se termine, encore un !

Des rires, des paysages fabuleux, des découvertes (avec les igloos, par exemple), de l’effort et des récompenses partagées. Vivement l’été avec bivouacs et randos itinérantes !

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Avis aux amateurs de randos sauvages en hiver !

20260216_145105La traversée des Hauts Plateaux du Vercors en raquettes et en hiver est une grande classique de la rando. C’est une immersion exceptionnelle dans un environnement sauvage et préservé, grâce à une réserve naturelle très étendue et sans habitat permanent. Cela nécessite en échange de bien respecter la réglementation locale.

Le plus, c’est bivouaquer chaque soir en construisant son propre igloo à chaque fin d’étape. On est donc très libre de sa progression et de son itinéraire, et l’immersion dans cette nature sauvage est encore plus importante.

C’est un des parcours que je peux vous proposer durant les mois d’hiver (de janvier à mars, février-début mars étant souvent les périodes les plus favorables). Il faut compter entre 3 et 4 jours pour faire la traversée de Corrençon-en-Vercors à Die, l’itinéraire suivant généralement le GR 91 mais qu’il faut parfois adapter selon les conditions et la vitesse de progression. En particulier, la question de l’orientation est absolument cruciale sur ces vastes plateaux plutôt « paumatoires » !

Cet itinéraire est idéal pour des randonneurs expérimentés mais qui souhaitent découvrir ou approfondir cette approche immersive de la rando, en sécurité et guidé par un professionnel. Trouver sa place dans la nature : ni plus ni moins !

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à m’écrire !

Et pour y être déjà un peu, c’est là !

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Une rando comme on les aime !

20260208_134308Ce dimanche 8 février 2026, en effet, avec le club lyonnais La Cordée, on a vécu une journée de rando en raquettes exactement comme on les aime. Dans le Vercors, sous un ciel ensoleillé et clément, avec de la neige en suffisance et de magnifiques paysages, et surtout un groupe dynamique et bien sympa !

Donc cette fois-ci, pas d’igloo ou de bivouac, mais une sortie de groupe qui vous met de bonne humeur !

Vivement la prochaine sortie avec ce club, en mars…

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Saison rando igloo 2026 : c’est parti !

20251223_135909Répétition générale ce 23 décembre 2025 ! Sentiers d’en-Haut a révisé et encore amélioré sa technique de construction d’igloo dans le cadre d’un trek de deux jours ou plus dans les Alpes du nord. Objectif ? Vous proposer la meilleure expérience possible d’immersion en pleine nature !

Où a eu lieu cette sortie ? Aux Sept Laux, dans la chaîne de Belledonne, à plus de 2000 m d’altitude. Avec un risque d’avalanche estimé à 1/5 et une météo clémente, c’était l’occasion rêvée de grimper vers ce très beau site, habituellement plutôt réservé aux skieurs de randonnée.

Vous aussi, vous aimeriez essayer ? Juste pour apprendre à construire l’igloo ou pour partir plusieurs jours ? Ecrivez-moi et on construit votre aventure !

Et pour les débutants, venez découvrir comment on construit son igloo ! Juste pour essayer, pas y dormir. Ce sera les 25 janvier et 1er février 2026.

Bivouac : on en parle ?

Sentiers d’en-Haut vous propose notamment des treks ou randonnées sur plusieurs jours, avec bivouac. De quoi s’agit-il au juste ?

Le bivouac, c’est quoi ?

C’est une nuitée dans la nature, sans utiliser d’hébergement gardé ou non, ou même d’abri en dur. Ca veut dire dormir sous la tente, dans un igloo, voire à la belle étoile ou sous une simple toile.

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Pourquoi dormir en bivouac ?

C’est l’occasion de dormir dans la nature, de vivre une aventure qui change du quotidien. C’est profiter du calme de la montagne, d’un beau coucher ou lever de soleil, du son du ruisseau qui coule à côté de votre tente. C’est aussi le moment de passer un moment agréable et convivial en groupe, avec ses amis ou en famille, en club…

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Peut-on dormir en bivouac où on veut ?

C’est le gros avantage de la nuitée en refuge : on peut choisir où on va piquer sa tente ou construire son igloo. Mais cette liberté a aussi des contreparties : il faut respecter la réglementation locale (par exemple, dans une réserve de nature où le bivouac est limité ou interdit), tenir compte du fait que presque tout le temps, vous randonnez dans des propriétés privées, ne pas se mettre n’importe où (là où il y a des parcelles cultivées ou de l’élevage). Le rôle d’un Accompagnateur en montagne est d’ailleurs de vous éviter ce genre de maladresses. Ces limites sont surtout présentes en été, quand la montagne est fréquentée non seulement par les randonneurs, mais aussi par différents professionnels qui en vivent.

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Quelles sont les principales règles à respecter en bivouac ?

D’abord, mais c’est parfois difficile quand on part sur une longue randonnée, éviter de bivouaquer sous des conditions météo (trop) défavorables ou dangereuses (orages, vents forts, pluies importantes, grand froid ou redoux en cas de nuit sous igloo).

Choisir son lieu de bivouac. Si le temps est beau, stable et sec, il n’y a pas trop de problème. Mais sinon, éviter de se mettre dans une cuvette, trop près d’un ruisseau ou d’un lac. S’il pleut fortement pendant la nuit, vous pourriez être inondé. Evitez aussi de vous mettre sous une barre rocheuse ou un versant instable, ou sous une pente de neige possiblement avalancheuse. En cas de risque d’orage, évitez de piquer votre tente au sommet d’une crête ou d’une butte un peu proéminente, ou juste à côté d’un gros rocher ou d’un arbre isolé.

Surtout si on est un groupe, même petit, identifier un lieu précis pour les « pauses techniques », afin d’éviter d’éparpiller les déjections et les papiers hygiéniques. Enfouir au mieux ces derniers et en utiliser au minimum. Certains conseillent de mettre les papiers souillés dans un sac et de le transporter jusqu’au retour à la voiture. Pour ma part, je pense que transporter ce type de déchets pose des problèmes d’hygiène et je peux comprendre qu’on n’ait pas envie de promener ce genre de chose…

Et le feu ? Il est proscrit dans les zones où il y a un risque d’incendie, ou lorsqu’il y a une météo sèche et venteuse. Il peut être interdit dans certains parcs ou réserves, donc bien se renseigner sur la réglementation locale. Dans les autres cas, bien délimiter le foyer, prévoir de l’eau à proximité au cas où, être raisonnable sur la quantité de bois ramassé et consumé, bien recouvrir le foyer avant de repartir.

Quels sont les inconvénients du bivouac ?

Aucun ! Bon pour être honnête, c’est comme tout, rien n’est parfait.

D’abord, le poids du sac, forcément plus lourd que si on dort en pension complète en refuge. Cela dit, les sacs de randonnée sur plusieurs jours sont conçus pour bien répartir la charge sur le corps, avec des lanières réglables et une bonne ventrale qui concentre une partie du poids du sac sur les hanches. En plus, en partant à plusieurs, on peut se répartir la nourriture et le matériel pour dormir.

Des températures plus fraîches (ou froides en hiver) qu’en refuge. Un conseil, en plus d’un duvet adapté et de vêtements assez chauds : avoir un matelas gonflable de quelques cm d’épaisseur, facilement roulable et rangeable dans le sac. Il vous protègera de l’humidité du sol, voire du froid (de la neige par exemple). Et dans le même temps, il vous évitera de sentir toute la nuit le caillou ou la motte de terre sur lequel vous vous êtes allongé sans le vouloir…

Pour le reste, si vous aimez la nature et que vous n’êtes pas trop effarouchés de dormir sans avoir pris une douche, ce n’est que du bonheur… qu’un Accompagnateur en montagne peut vous aider à découvrir ! 

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