Et voilà un hiver qui se termine, encore un !
Des rires, des paysages fabuleux, des découvertes (avec les igloos, par exemple), de l’effort et des récompenses partagées. Vivement l’été avec bivouacs et randos itinérantes !
La traversée des Hauts Plateaux du Vercors en raquettes et en hiver est une grande classique de la rando. C’est une immersion exceptionnelle dans un environnement sauvage et préservé, grâce à une réserve naturelle très étendue et sans habitat permanent. Cela nécessite en échange de bien respecter la réglementation locale.
Le plus, c’est bivouaquer chaque soir en construisant son propre igloo à chaque fin d’étape. On est donc très libre de sa progression et de son itinéraire, et l’immersion dans cette nature sauvage est encore plus importante.
C’est un des parcours que je peux vous proposer durant les mois d’hiver (de janvier à mars, février-début mars étant souvent les périodes les plus favorables). Il faut compter entre 3 et 4 jours pour faire la traversée de Corrençon-en-Vercors à Die, l’itinéraire suivant généralement le GR 91 mais qu’il faut parfois adapter selon les conditions et la vitesse de progression. En particulier, la question de l’orientation est absolument cruciale sur ces vastes plateaux plutôt « paumatoires » !
Cet itinéraire est idéal pour des randonneurs expérimentés mais qui souhaitent découvrir ou approfondir cette approche immersive de la rando, en sécurité et guidé par un professionnel. Trouver sa place dans la nature : ni plus ni moins !
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à m’écrire !
Et pour y être déjà un peu, c’est là !
Pour un jeune ou un enfant, quelle aventure de partir hors traces en pleine montagne, dans la neige, et en chemin apprendre à construire un igloo comme un vrai montagnard ! Dans la joie et la bonne humeur.
Même si le but n’est pas forcément de dormir dedans, cette expérience donne une touche unique et valorisante à la journée de rando : fierté d’avoir réussi sa construction, plaisir d’apprendre par l’expérience sur ce bel environnement qu’est la montagne en hiver, envie de recommencer et d’aller plus loin dans l’expérience, sans rien sacrifier à la sécurité. En montagne, même quand on aime ça, il faut rester humble !
Envie d’un témoignage ? En voici un, et c’est mon jeune compagnon du jour, 13 ans, qui le dit !
Si vous êtes une famille, un groupe d’amis, ou même un club, et que cela vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter !
Partir en trek itinérant, en plein hiver, avec l’intention de dormir chaque soir dans un igloo, peut faire (un peu) peur. Pourtant, l’idée qu’on s’en fait n’est pas toujours exacte. Voici donc quelques observations que j’ai pu relever, au fur et à mesure de mes sorties en mode inuit !
Idée 1 : on construit un igloo en empilant des blocs rectangulaires de neige dure
Il y a plusieurs façons de construire un igloo, qui dépendent du type de neige et de l’utilisation qu’on envisage de son abri. Dans le cadre d’un igloo conçu pour une seule nuit et dans le contexte d’une randonnée dans les Alpes du nord, sous un climat qui n’est pas celui de la Laponie ou du Grand Nord canadien, on peut privilégier une technique relativement simple, faisable seul ou à deux. Plutôt qu’un long discours, je vous conseille de jeter un coup d’œil sur cette petite vidéo en cliquant ici.
Idée 2 : c’est long et fatiguant de faire un igloo
C’est pas faux ! Quand je suis seul, il me faut en général 3 heures pour construire un édifice dans lequel on pourrait tenir à deux en étant un peu serrés. Il faut donc en tenir compte dans l’horaire de la journée, car c’est préférable d’avoir fini l’igloo avant la nuit. Pelleter de la neige pendant 3 heures, qui peut être assez lourde, est effectivement assez physique. Mais quand on est deux, c’est déjà plus simple et puis cela vous maintient réchauffé ! Ca n’empêche pas de faire quelques pauses, dans un cadre magnifique évidemment !
Idée 3 : dormir sous un igloo, c’est avoir froid toute la nuit
Je n’ai pour l’instant jamais eu froid dans mon igloo, une fois installé dans mon sac de couchage. Bien sûr, dans cet abri de fortune qui reste un igloo assez rudimentaire, il ne faut pas compter obtenir une température positive (ce qui n’est de toute façon pas tellement souhaitable, à moins d’aimer recevoir gouttes d’eau sur soi) ou même à 0°C. Mais à côté du froid qu’il peut faire dehors, à même la neige, exposé au rayonnement nocturne si le ciel est dégagé, et accessoirement au vent, votre chambre à coucher style Reine des neiges vous semblera bien plus tempérée ! Je le sais parce que j’en ai fait un jour l’expérience, et je vous promets qu’il n’y a pas photo. Cela demande évidemment d’être bien équipé pour affronter une température intérieure voisine de -1 ou -2°C.
Idée 4 : il faut un très bon duvet pour dormir sous un igloo
Oui, mais comme je l’ai dit juste avant, dans le contexte d’une randonnée hivernale sous un climat tempéré et en moyenne montagne, donc pas à plus de 3000 mètres et sous des latitudes arctiques, il n’est pas nécessaire d’avoir un sac de couchage adapté à des températures de -10 ou -20°C. Surtout, il est absolument primordial d’être isolé de la neige par un matelas gonflable. C’est à mon avis encore plus important qu’un bon duvet. Et ce n’est pas la peine d’acheter un matelas ultra technique, j’utilise moi-même un matelas très simple, épais de quelques cm seulement, posé sur une couverture de survie que j’étale au sol.
Idée 5 : on peut avoir des engelures avec ce genre d’aventure !
Non, du moins à l’exception de conditions météo sévères et extrêmes. Mais néanmoins à quelques conditions. D’abord, comme je l’ai dit au-dessus, avoir un bon duvet et être isolé du sol enneigé par un matelas gonflable. Ensuite et surtout, avoir du change pour éviter de se coucher mouillé ou même humide, particulièrement au niveau des extrémités (orteils en particulier). Il faut en effet savoir que la construction de l’igloo, surtout si la neige est humide et que la température extérieure est douce (tant qu’il y a du soleil), va vous laisser quelque peu imbibé d’eau. Il est donc très important de pouvoir mettre pour la nuit des chaussettes sèches, une paire de gants pas trop encombrante mais qui vous protège, plusieurs couches de sous-vêtements gardant efficacement la température corporelle. Enfin, avoir sur soi au besoin quelques chaufferettes pour les pieds et les mains, peut rendre service.
Idée 6 : il doit y avoir des conditions météo plus ou moins favorables pour envisager ce type de nuitée
Oui, et c’est pour ça qu’il faut savoir adapter son projet en fonction des conditions du moment, et surtout faire preuve d’humilité. Surtout avec les hivers plus doux que nous connaissons. A mon avis, les situations les plus défavorables sont les suivantes :
Voilà quelques constatations que j’ai pu faire au fil de mes sorties. Si ce type d’expérience vous intéresse mais que vous voulez bénéficier de l’aide d’un professionnel, je peux vous aider !
Qui a dit que la randonnée n’est qu’une affaire de grands, pour ne pas dire de vieux, ou alors de tout petits assis dans un sac à dos ?
La vue de paysages grandioses, la découverte de la montagne en pleine nature, même à la journée et en attendant, peut-être, l’expérience du bivouac, sont des expériences formatrices pour les jeunes !
Et en plus, loin des écrans, c’est passer un bon moment convivial entre copains ou en famille.
La preuve en quelques photos… De beaux moments dans les Alpes du nord, du côté des Bauges et de la Chartreuse, en Savoie !
Bivouaquer en montagne alors qu’il y a de la neige partout, ça ne va pas forcément de soi. Pourtant, c’est une expérience privilégiée pour tout randonneur qui aime ce genre de contact avec la nature. Quand je pratique ce genre de sortie, je construis toujours un igloo pour y passer la nuit.
Dormir dans un igloo en plein hiver et en altitude, cela suppose un minimum de matériel et de précautions contre le froid. Voici ce que je recommande toujours à mes clients :
Pour que cette expérience soit une réussite, il est donc primordial de respecter ces règles de bon sens.
Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil sur cette vidéo.
Pour savoir comment construire un igloo, c’est par là.
Sauf si pour vous, faire de la randonnée c’est juste avaler du dénivelé et « mouiller le tee-shirt »…
Sauf si pour vous, la randonnée c’est juste sortir prendre l’air…
…un Accompagnateur en montagne peut apporter un « plus » à la sortie.
Et sûrement encore d’autres raisons ! En tout cas, c’est comme ça que je le conçois avec mes clients… Famille, groupe d’amis, club, généralement en petit groupe, il y a de la place pour tous !
Envie de savoir ce qui me semble le plus important à transmettre actuellement dans mon métier ? C’est ICI !